Plutôt mal accompagné que seul ?

De la qualité de tes temps de « solitude » dépend la qualité de ta compagnie

La solitude est un sujet vraiment important. À cette ère où le bout du monde est à un click de souris, à l’ère de Facebook, Whatsapp, Skype et toutes ces petites choses supposées réduire la distance entre les individus, je crois que les gens n’ont jamais tant souffert d’être seuls.

Et bien que la solitude ait des aspects bénéfiques, à l’heure où j’écris ces quelques lignes, beaucoup la vivent comme un fardeau ou même un poison.

La solitude…

La solitude devient très rapidement un poids lorsqu’on se sent bien avec n’importe qui d’autre que soi-même. Et oui, vous connaissez le fameux adage : « mieux vaut être seul que mal accompagné » n’est-ce pas ? Et bien dans ce cas, c’est tout l’inverse, « mieux vaut être mal accompagné que seul ». On s’entoure souvent pour fuir notre quotidien, nos défis, nos insécurités. Cependant, la présence de monde ne change rien à la réalité. Ce monde autour de nous ne nous permettra pas de fuir de manière indéfinie.
Et c’est bien ce qu’il y a de plus fou dans cet état ! On a beau être entouré, les choses ne vont pas forcément mieux. En fait, je peux certifier qu’elles ne vont pas mieux parce qu’elles ne sont pas réglées.

Tout ceci me mène à parler d’un sujet qui m’interpelle énormément. Il s’agit des « fausses-vérités« . J’ai appris au cours de mes études que nous ne sommes pas nos actions et que ce n’est nullement ce que nous faisons qui détermine qui nous sommes. Le petit souci est que ces paroles n’étaient pour moi que de la théorie. Elles sonnaient bien à mes oreilles et encore mieux quand je les adressais à d’autres. Le hic, c’est que parmi ceux pour qui ces mots auraient dû faire sens, en première ligne, il y avait moi. Vous vous demandez quel est le rapport ? Le voici ; bien que j’aie toujours paru être un individu bien dans ses baskets, pendant longtemps (trèèèèèès longtemps) je ne pouvais pas me voir. J’avais énormément de peine à m’apprécier. Suite à diverses expériences de la vie (échecs, séparations, opinions publiques, regard des autres et j’en passe) l’image que j’avais de moi s’est dégradée au point que je ne pouvais pas rester seul avec moi-même, car ces moments de solitude, je les passais à m’incriminer avec ce que j’ai appelé plus haut des « fausses-vérités« . Vous savez les : « je n’en vaux pas la peine, je ne suis qu’un(e) raté(e), personne ne m’aime, tout ce que je fais échoue, je comprends qu’on ne veuille pas rester avec moi, je n’y arriverai jamais, etc.

Vous cherchez encore et toujours le rapport ? Je continue… Je me suis entouré de tout le monde, mais surtout de n’importe qui, simplement pour qu’on m’apprécie et qu’on me dise ce que je voulais entendre. Ceci étant, mon image de moi-même n’avait pas changé. C’était un peu comme soigné une plaie ouverte avec un sparadrap.

Un jour, j’ai identifié la situation ; NON pas pour qu’on vive heureux tous les deux, mais pour la changer. Et laissez-moi vous dire que Jésus fait (oui parce que ce n’est pas fini) un travail de dingue en moi. Je suis passé de « fausse-vérité » à vérité tout court ; celle qui vient de Dieu et qui libère. J’ai accepté des vérités comme : « je suis aimé de Dieu (Jean 3:16, Jérémie 31:3), J’ai été choisi pour porter du fruit (Jean 15:16), je suis une créature merveilleuse (Psaumes 139:14, Genèse 1:27 et 31), J’ai de la valeur (Ésaïe 43:4) et beaucoup beaucoup d’autres. Et bien que ce n’est pas toujours facile de se les approprier, ou qu’il arrive que je surprenne mes pensées m’incriminer, déclarer la vérité, me répéter ce que Dieu dit et pense de moi à un effet incroyable. Et plus encore, me savoir aimé d’un amour intarissable est un sentiment unique.

Aujourd’hui, mes moments de solitude ne sont plus des moments d’accusation, mais plutôt des temps où j’apprends à me connaître davantage, m’écouter, me recentrer, des moments où j’apprends à écouter Dieu, où je lui parle, des temps où je planifie et construis, des temps où je dors, lis, fais du sport ou regarde des séries.

Pour conclure, je dirais : aime-toi, prends du temps pour/avec toi, mais surtout avec lui (le Seigneur), car de la qualité de tes temps de « solitude » dépend la qualité de ta compagnie.

Z.K

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