L’honneur, rien que l’honneur !

Ça va faire un mois que nous parlons ensemble de l’honneur, de sa culture, sa loi et sa pratique. Honorer les autres, les siens… Il y a un fait que je trouve particulièrement intéressant dans la pratique de l’honneur, c’est le rôle de celui qui le met en pratique.


Je m’explique. Honorer est facile (ou plus facile) quand il y a une réciproque comportementale ou alors qu’on y a un intérêt palpable. En d’autres termes, il nous coûte moins d’honorer notre prochain quand nous avons l’impression que l’honneur est « mérité » ou encore que nous savons qu’honorer x ou y, un peu comme un sésame, nous offrir des avantages tangibles (Un deal, une promotion, une amitié…).

La vérité est que l’honneur, c’est bien plus que ça ! Et comme ça à été dit à plusieurs reprises, honorer les autres nous honore. Traiter les autres avec considération et valeur, c’est se traiter soi avec considération et valeur.

Opération marteau piqueur : je viens casser un faux raisonnement qu’on a quasi tous intégré depuis le bas âge. Très chers tous, sachez que « non mais il ne mérite pas que je le respecte, il ne fait que de mentir ou il m’a fait du mal » est un mensonge aussi vilain que celui qui nous l’a insufflé.

Le respect ou l’honneur ne se méritent pas, ils se donnent parce qu’ils font partie intégrante de notre nature. Décider de ne pas honorer l’autre parce que selon nous, il ne répond pas aux critères de mérite nous déshonore ou dit autrement, nous dénature. C’est un peu comme si un manguier ou un pommier déterminait le fruit qu’ils donnent en fonction de qui vient cueillir.

Être enfant de Dieu et porter l’ADN de Christ en nous, c’est élever l’autre pour le ramener à nos standards. Imaginez 30 secondes que Dieu se soit abaissé à nos standards d’avant que nous ayons adopté les siens et qu’il se soit dit : « ouais, mais aucun ne mérite que je donne ce que j’ai de plus cher. En plus si ça se trouve, ils vont fouler mon amour au pied et me rejeter… Je garde mon fils ! » Ou encore  » y en a marre, il commet toujours la même erreur, j’arrête de pardonner comme ça il va peut être comprendre ». Bien au contraire, l’honneur élève et dans une situation où il serait aisé de dire qu’il n’est pas « mérité », honoré l’autre, c’est un peu lui rappeler que cet état, cette situation, ne lui appartient pas, c’est lui tendre la main pour se relever.

Accepter Christ et se laisser conduire par son Esprit fait de nous des êtres forts. Des êtres assez forts pour honorer quoi qu’il en soit. Car ce ne sont pas les autres qui déterminent qui nous sommes ou comment nous nous comportons envers eux, mais l’Esprit de Dieu qui a établi demeure en nous. Et bien que ce qui précède n’est pas le changement de paradigme le plus aisé, il est porteur de beaucoup de belles choses.

Enfin, la bonne nouvelle de l’histoire, c’est que le Seigneur est prêt à le faire en nous et au travers de nous. Invitons-le et laissons-le faire.

Z.K

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :