Libres, complètement libres !

S’il y a deux choses que j’ai comprises concernant la liberté, c’est qu’elle s’acquiert au prix d’une décision, mais aussi que bien souvent, on pense l’avoir, alors que la réalité nous prouve le contraire. Et oui, ces petites choses qu’on prend souvent comme des « traits de caractère », vous savez celles qui s’accompagnent d’un « ouais, mais je suis comme ça, c’est mon caractère » ou d’habitude pas top sont en général la preuve qu’on n’est pas tout à fait libre…

En d’autres termes, l’incapacité de pardonner, les crises de colère qui nous poussent à avoir des mots ou des gestes déplacés, certaines formes de timidité et j’en passe ne sont pas forcément des facettes de notre caractère, mais des zones d’ombre de nos vies ou des prisons dans lesquelles nous nous sommes enfermés.

Pendant des années et des années, j’étais une personne peu sûre d’elle, convaincu de ne pas être assez ou aimable (vraiment dans le sens « qu’on peut aimer »).

Pour éviter que le monde connaisse « ma » vérité, j’adoptais une posture fière et ne supportais pas de ne pas savoir, de ne pas avoir de réponse à une quelconque question ou le dernier mot. Très souriante et toujours disponible pour les autres, je comblais mon sentiment d’insignifiance par le fait d’être indispensable aux miens dans tous mes cercles de vie. J’étais une bonne sportive, une bonne élève, une bonne responsable, une bonne chanteuse… Mais tout devait rester sous contrôle. La contrepartie est que j’étais incapable de recevoir lorsqu’il s’agissait de relations profondes ou de dévoiler qui j’étais. La vie est devenue un fardeau et mes rapports avec les autres de plus en plus difficiles. J’étais fatiguée. Fatiguée de la vie, fatiguée d’être qui j’étais, fatiguée de vivre comme je vivais, fatiguée des autres. Et bien que ma vie paraissait vraiment bien de l’extérieur au point qu’on pouvait m’envier, j’ai pris à plusieurs reprises la décision de cesser de vivre ou de me donner la mort.

Je vous raconte ces petites choses parce que pendant plus de 20 ans, je pensais être libre. J’en étais même persuadée. Je voyageais, je riais, je dansais et je donnais. Les gens m’appréciaient et c’est exactement ce qu’il me fallait. Dans mon monde, tout allait bien. J’avais quelques périodes de down, mais tout était sous contrôle. J’avais construit des murs tout autour de moi et le temps que je m’en rende compte, j’étais emprisonnée. Mes murs conditionnaient mes actions, mes réactions ainsi que mes réflexions. Je disais que j’étais comme ça et que c’était mon caractère. Puis j’ai fini par comprendre que Jésus avait mieux pour moi (oui « fini » parce que j’ai mis un max de temps (une quinzaine d’années) à l’intégrer), que le prix de ma liberté avait déjà été payé et qu’il ne me restait plus qu’à l’acquérir et la garder.

Il a fallu reconnaître et accepter que la situation était-ce qu’elle était, qu’elle n’était pas aussi parfaite ou glorieuse que ce que j’avais l’habitude de produire. Il a fallu reconnaître que j’étais fatiguée et que je ne pouvais PAS tout faire tant que je faisais les choses par moi-même. Il a fallu reconnaître ma faiblesse. Je ne vous explique pas le calvaire de la nana qui pensait qu’elle pouvait tout faire par elle-même et de surcroît faire pour les autres. Je ne vous explique pas l’électrochoc de l’ego quand il a fallu accepter que je n’y arrivais pas. Mais dans Son amour complètement dingue, le Seigneur m’a prise par la main et m’a dit, comme il l’a dit un jour au génialissime apôtre Paul : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » 2 Corinthiens 12 : 9.

J’ai accepté Sa grâce, mais la grâce toute option. Autrement dit, je ne me suis pas limitée au « salut option unique paradis », mais j’ai pris Son amour, Sa liberté, Sa vie et Sa paix.
Être libre, c’est d’abord dans les pensées. Être libre, c’est d’agir et réagir en fonction de qui on est en Christ et non en fonction de notre « caractère ». Être libre, c’est laisser Jésus vivre en nous et bénéficier de son plan parfait pour nous.

Sans poser de jugement quelconque, je voudrais dire à tous ceux qui ont tenté de mettre fin à leurs jours ou qui y ont juste pensé, que vous êtes bien plus que vous ne l’imaginez et que Jésus peut vous apporter cette libérté. Et si vous avez envie de parler, n’hésitez pas à le communiquer à Gospel Is qui saura nous mettre en contact. N’oubliez jamais que le monde a besoin de vous.

Z.K

1 Comment on Libres, complètement libres !

  1. Magnifique ! Que Dieu te bénisse

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